Aïkido

L’aïki-dō est un art martial non violent et sans esprit de compétition, issu du Japon et pratiqué dans le monde entier par des hommes, des femmes et des enfants.

L’aïkido est une discipline qui associe entretien physique, self défense, détente, souplesse et coordination motrice, meilleure gestion du stress et des conflits, prévention de la violence sous toutes ses formes, meilleure concentration, plus grande confiance en soi, gestion de l’espace, respect de l’autre, connaissance de son corps, ouverture à une sagesse asiatique millénaire et la liste pourrait continuer.

L’aïkido est plus qu’une simple discipline physique, sportive, culturelle ou artistique. C’est un art au sens propre, un espace privilégié, dans une société parfois agressive où sont hélas monnaie courante les situations d’isolement, de violence, de stress dû à des rythmes de vie effrénés. Il n’existe aucun équivalent de cet art avec d’autres activités, disciplines ou sports d’aujourd’hui.

O Sensei Morihei Ueshiba

L'Aïkido et les enfants

La pratique d’un art martial, sans la compétition ni le culte de la performance

L’aïkido est un art martial d’origine japonaise. Il s’agit plus précisément d’un budo, c’est à dire d’un art qui utilise la technique martiale non au service de la guerre mais au service du développement personnel, à l’inverse des bujutsu, arts plus anciens dont il est issu. La conséquence immédiate de cette caractéristique, c’est qu’il ne peut pas y avoir de compétition en Aïkido, puisqu’il n’y a pas à proprement parler d’ « adversaire ». Il y a certes un partenaire avec qui l’on travaille la technique, mais à aucun moment on ne tente de mesurer et de comparer la performance de l’un par rapport à l’autre en les mettant dans une situation d’opposition. Dans une société ou le culte de la performance individuelle est très présent, particulièrement dans le monde du sport, le cours d’Aïkido offre aux enfants un espace où leur activité physique n’est mis qu’au service d’eux mêmes, un espace où ils sont protégés des excès de certains sports martiaux et autres sports de combat compétitifs.

Une discipline riche en valeurs éducatives

Puisque l’on fait un travail sur soi, l’échec ne peut pas être en permanence rejeté sur l’autre. L’enfant, obligé d’accepter ses erreurs pour mieux les corriger, est invité à développer l’humilité au détriment de l’ego. Le cadre traditionnel du dojo a par ailleurs ses propres vertus : respect des autres et du lieu où l’on pratique (le dojo), respect des règles de l’étiquette. Tout en « jouant au samouraï » , l’enfant apprend à développer des qualités humaines essentielles.

Une voie non violente au service de son quotidien

On l’a vu, en Aïkido, on ne cherche pas l’opposition, mais l’harmonie. On part toujours du principe que l’autre est plus fort et plus rapide ; plutôt que d’utiliser sa propre force, on cherchera toujours à utiliser la force et l’énergie du partenaire/adversaire pour la retourner contre lui, afin d’anéantir la portée de son attaque. En ce sens, on dit que l’Aïkido est une voie non violente. Il apporte au conflit une réponse pacifique. Cette façon d’aborder les choses sera bénéfique à l’enfant bien en dehors du tatami, lui offrant des outils pour désamorcer ses petits conflits du quotidien, sans avoir recours à des réactions violentes.

Une activité bénéfique à son développement, adaptée à toutes à tous

En aïkido, on apprends à connaître et à utiliser son corps de manière optimale, à faire de ses faiblesses une force potentielle. C’est une pratique qui donne confiance en soi. La pratique de l’Aïkido et de ses nombreuses difficultés techniques est par ailleurs très stimulante d’un point de vue moteur. Elle aide par exemple très fortement à la latéralisation, à l’équilibre, et à la perception de l’environnement immédiat. C’est une discipline qui n’exige aucune qualité athlétique particulière. Elle est par conséquent adaptée à tous les enfants à partir de 7 ans, filles ou garçons.

Do-in et shiatsu

Les cours d’aïkido pour adultes dans notre dojo incluent également la pratique occasionnelle du Do-in et du Shiatsu. Le Do-in est une technique d’automassage, et le Shiatsu est une thérapie énergétique à base d’accupressions.

L’aïkido : Voie du miroir pour les uns, du mirage pour les autres ?

Les différentes tentatives pour développer l’aïkido dans un contexte sportif, parmi les tenants d’une culture sportive, sont vaines et demeureront vaines. L’article qui suit tente de montrer pourquoi.

L’aïkido est un chemin vers soi-même

Pour pratiquer l’aïkido traditionnel, il faut pouvoir puiser dans ses propres qualités humaines fondamentales. Ce n’est pas un chemin facile. Il est même semé d’embûches nombreuses. La pratique martiale, en effet, produit et véhicule ses propres mythologies.

La première d’entre elles concerne la transformation des pratiquants. Mutant le plomb en or, l’aïkido, discipline supposée alchimique, améliorerait spontanément les individus, opérerait même des miracles. Au contact du tatami, quand ce n’est pas dès la prise de licence, le lâche deviendrait courageux, l’hypocrite sincère, le traître loyal, le mégalomane à l’égo enflé apprendrait l’humilité, la reconnaissance. Disons-le clairement : toutes ces croyances sont autant de fables. L’aïkido est un outil : ce que permet cet outil dépend de celui qui s’en sert. Avec une même lame, le chirurgien sauvera des vies lorsque le criminel en ôtera.

La pratique de l’aïkido est cathartique. Elle agit essentiellement comme un révélateur, en mettant le pratiquant face à des situations problèmes : celui qui en aura le courage et le discernement y verra son ego en miroir, apprendra à s’évaluer, remédiera peu à peu à ses difficultés, modifiera son comportement quand une même situation reviendra. C’est l’image même de la pratique de l’aïkido : huit fois à terre grâce à nos erreurs, neuf fois debout pour trouver une solution.Quant à celui que l’ego aveugle, il s’imagine dix fois debout sans jamais avoir touché un sol qu’en réalité il n’a jamais quitté.

Misogi

En aïkido, cette opération de polissage, l’épuration de nos faiblesses humaines qui nous permet de devenir un guerrier plus performant, porte un nom : c’est le « misogi ». Littéralement, il s’agit de couper le corps en lanières pour en expurger tous les vices, tous les travers. Cela peut paraître paradoxal, mais cet exercice est plus familier au débutant qu’à l’ancien pratiquant qui tend avec les années à se barder de certitudes, à laisser son égo dominer la justesse de ses représentations. En découvrant l’immensité de la voie, le jeune aïkidoka est face à ses faiblesses, à l’infinité de ses manques. Il est poussé par la soif d’apprendre, le désir profond de s’améliorer. Chez les anciens, il est plus que fréquent d’observer la tendance inverse : loin de modifier leurs mauvaises habitudes, ils tendent au contraire, lorsqu’ils sont en défaut, à les amplifier par la pratique même de l’aïkido. Les problèmes les plus importants et les plus difficiles se posent donc avec ces derniers.

Pratiquer pendant des heures shiho nage ou irimi ne fait pas de vous un aïkidoka. Alain Peyrache le répète à l’envie : celui qui arrive basketteur demeure basketteur, même après trente ans, s’il n’a pas réalisé que la technique n’est pas une finalité. La pratique est une voie, un chemin : « do », c’est la réalisation de soi-même.
C’est un vieux dicton de la sagesse chinoise : « Si l’anguille se plaît dans la boue, un être humain n’y trouvera, lui, que des rhumatismes. ».

Cela illustre la première des erreurs à corriger si, dans son apprentissage de l’aïkido, on veut cesser de confondre le moyen d’atteindre l’objectif (ici la technique) avec l’objectif lui-même (la réalisation de soi).

Ce discernement étant un pilier de la pédagogie, cela vaut bien sûr pour l’élève comme pour le professeur.

Que dire de celui qui, pour évaluer la compétence de son élève, lui demande de débiter des listings de techniques ? Il évalue l’outil, non l’œuvre. Le moyen, non le but. Il est donc aux antipodes de la pratique traditionnelle, et n’a aucune chance d’y parvenir un jour. Cette approche est notamment celle des sportifs, ceux qui ont tourné le dos à l’approche originelle de l’aïkido pour dénaturer cette discipline en sport martial : c’est-à-dire tout ce que rejetait, sans jamais avoir transigé, le fondateur O Sensei Ueshiba. Cette démarche sportive, pour erronée qu’elle soit, semble être répandue : elle est en effet la plus facile. Le romancier André Gide faisait dire à un des ses personnages qu’il appartenait à chacun de « suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant ». Les aïkidokas sportifs, adeptes du toboggan, marchent sur le chemin

L’aïkido, une voie inconfortable

Que vise le sport ? La glorification de l’ego. Par où passe l’apprentissage traditionnel ? Par sa mise en retrait, quand ce n’est pas sa mise à mal. La position de l’élève, par exemple, est par essence inconfortable : s’il choisit son maître, ce dernier choisit lui aussi à qu’il y enseignera son art. Le monde du sport est accessible à tous, et la rigueur de la pratique martiale commande qu’on sélectionne ses élèves. Lorsque le professeur constate qu’il perd son temps, il se sépare naturellement d’un pratiquant. Une discipline aussi exigeante, précieuse, et aussi potentiellement dangereuse, ne se met pas entre toutes les mains. C’est une évidence. Pourtant, le sportif consommateur n’est pas prêt à l’accepter, il en conçoit même souvent de l’agressivité : il croit a priori avoir loué un accès au savoir en payant sa cotisation à un prof de gym-tonic…

Le pratiquant d’un art martial traditionnel, loin des plaisirs chers aux champions sportifs auxquels on voue des cultes, apprend à paraître comme fondu dans la masse. Pour faire baisser sa garde à l’ennemi, il a au contraire tout à gagner à passer pour un âne désarmé. On manipule aisément un adversaire à l’égo hypertrophié, on le pousse à la faute.

Les pratiquants d’un aïkido sportif fleurissent. Ils vendent des vidéos, bombent le torse dans des galas médiatiques, des tournées, des championnats du monde, des shows, où ils enseignent à d’autres, motivés par les mêmes flatteries, comment devenir soi-même une vedette. Ils reçoivent en retour renommée et argent. Le maître d’un art martial traditionnel transmet son savoir aux seuls élèves qu’il a choisis avec discernement, écartant les autres, se détournant des paillettes qu’inévitablement des ignorants lui proposent, se souciant peu de plaire à la multitude, et faisant sienne la morale d’un conte de Voltaire : « Le bonheur n’est pas dans la vanité ».

Les élèves directs d’O sensei avaient par exemple coutume de raconter comment celui-ci conservait secrets certains enseignements. Les élèves les plus audacieux, à l’affût derrière un rideau, observaient le maître scrupuleusement. Lorsque le fondateur devinait leur présence, il leur montrait ce qu’il avait à leur enseigner avec un petit sourire. Il fallait « voler la technique ».

Polir son miroir

On dit que la pratique vise à polir le miroir dans lequel je me regarde. Il faut pour cela que le cadre où je pratique me permette d’accéder à ce miroir, de l’utiliser, de le nettoyer et de l’entretenir : le professeur que je choisis, ainsi que le cadre traditionnel dans lequel il exerce, permet seul cela. Si je suis moi-même professeur, ce sont aussi mes élèves, par leur pratique, par leur comportement, qui me renvoient mes erreurs, et m’aident à nettoyer ce miroir. Elève ou maître, encore faut-il aussi que, lorsque je m’y regarde, je ne porte pas de masque. C’est loin d’être toujours facile.

L’ego est souvent source de déformation de cette image. L’ennemi du budoka, c’est ce que les français nomment la grosse tête, et les belges le gros cou. Sur un chemin opposé, le sportif vise à devenir le meilleur, à placer justement son égo au-dessus des autres. La voie martiale est infiniment difficile, en ce qu’elle exige bien des renoncements.

Cela demande à l’évidence une qualité humaine dont bien peu disposent, et que bien peu, quand bien même ils le désireraient, sont en mesure d’acquérir.

L’aïkido est, pour les uns, voie du miroir. Pour les autres, voie du mirage.

Envie d'essayer ?

Poussez la porte du dojo pour un cours d'essai gratuit !
Horaires des cours

Lundi | Cours Enfants | 18h-19h – 32 Cours Bayard, Lyon 2

Lundi | Cours Ados-Adultes | 19h-20h – 32 Cours Bayard, Lyon 2

Mardi | Cours d’Armes | 12h30-13h30 – 24 Rue Smith, Lyon 2

Mercredi | Cours Adultes | 19h30-21h30 – 11, Rue de Condé, Lyon 2

Vendredi | Cours Adultes | 12h30-13h30 – 11, Rue de Condé, Lyon 2

NOUS CONTACTER

06 84 33 32 67